par jacques saussard
Né en Bohème, dans la seconde moitié du 17ème siècle, en 1644, Heinrich Franz Ignaz
BIBER est devenu violoniste virtuose et compositeur.
Il a publié un certain nombre de sonates pour violon dont les 15 sonates sur les mystères
du Rosaire (env. 1674), toutes avec une scordatura différente. Elles se terminent par une
16ème pièce, la passacaille dite de l’ange gardien construite sur une basse ostinato,
pour violon seul.
Dominic GILL écrit, dans Le grand livre du violon (Ed. Van de Velde) « Rien de
plus beau que cette passacaille n'a été écrit au 17e siècle pour le violon, et rien de
semblable n'allait se faire entendre avant la Chaconne de la Partita en ré mineur de
Bach ».
C'est à la découverte de cette passacaille que nous vous convions.
PASSACAILLE (français)
PASSACAGLIA (italien) (anglais)
PASSACALLE (Espagnol)
... ... ... Ancienne danse Espagnole tirant probablement son nom de pasar,
marcher, et de calle, rue.
Au 17ème, c'est une musique de danse jouée par des
musiciens de rues, lente et plutôt solennelle, pour un ou deux danseurs. La passacaille
ressemble à la chaconne, elles sont construites toutes deux sur une basse ostinato.
Le terme espagnol "Passacalle" en langue actuelle, désigne plutôt une marche rapide, vive, de
plein air, ce qui correspond effectivement au style original, du 16ème siècle.
